ACTIVIDADES 2016

Revista de literatura
LA MANZANA POÉTICA

Próximos números


Nº 42
Ginés Liébana, en otro cántico

Nº 43/44

ANTOLOGÍA
DE POESÍA ESPAÑOLA


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XIII SEMINARIO DE POESÍA
Del 4 al 7 de octubre de 2016

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INSTITUTO CERVANTES DE SOFÍA

En el el Instituto Cervantes de Sofía, cena en la residencia del embajador español, este utilizó, para pronunciar unas palabras sobre la obra del poeta Francisco Ferrer Lerín, el monográfico que la revista La Manzana Poética le dedicó en el nº 33, junio de 2013.

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NOCHE ENTREABIERTA, de Manuel Valero Gómez
III Premio de Poesía Joven "La Manzana Poética"

                                                                   
Noche entreabierta
Manuel Valero Gómez
III Premio de Poesía Joven "La Manzana Poética"
Colección Poesía nº 7

ISBN: 978-84-942159-7-1
Depósito Legal: CO-33-2015
Páginas: 52
Formato: 14x21
Encuadernación: Rústica con solapas
Precio con IVA: 7,00 euros



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Reseña sobre el nº 37 de la revista La Manzana Poética

 La Manzana Poética : le vers est dans la pomme

DOMINIQUE BOUDOU


 La Manzana Poética est une revue littéraire espagnole de Cordoue. Dirigée par Bernd Dietz et Francisco Gálvez, elle ouvre largement ses pages à la poésie du temps présent. Sa dernière livraison accueille 26 voix féminines nées entre 1976 et 1990. Dans ses prolégomènes, depuis une autre rive, l'Italienne Paola Laskaris évoque [ une toile de fils transparents, réaliste et visionnaire, abstraite et naïve, tissée par les lumières et les ombres de deux millénaires ].
L'universel et l'ultra contemporain s'y côtoient dans les fracas du corps et de la langue, en des vers tantôt déroulés en longs méandres, tantôt acérés comme des couteaux. De la movida des années quatre-vingt à l'actuel désenchantement généré par les crises économique et sociale, ce sont là des secousses telluriques exprimées en surface autant qu'en profondeur, éphémères et durables dans le même mouvement de décomposition et de recomposition. L'espoir, malgré tout, recentré sur un soi ouvert à la rencontre, n'est pas mort. Dans sa " Poétique provisionnelle ", Laura Cassielles décline ses paradigmes du verbe écrire et reflète au mieux les états d'esprit de ces générations trop souvent fracassées.
" Ecrire : mettre sur les plateaux d'une balance les grains fertiles du vécu. Décider de quel côté ça vaut la peine d'incliner le poids des mots.
Ecrire avec la nerveuse illusion de celui qui invente de nouveaux mots doux dans une lettre d'amour. Ecrire avec la certitude révolutionnaire de celui qui inclut des réflexions politiques dans une lettre d'amour.
Ecrire : aimer. Ecrire : pleurer parfois, et parfois célébrer. Ecrire : marcher.
Ecrire je dénonce. Ecrire je doute. Ecrire accompagne-moi.
Et c'est bien d'accompagnement qu'il s'agit, à la faveur des communautés poétiques très variées que tissent jour après jour les réseaux sociaux, les sites et les blogs de la galaxie numérique. La poésie ne s'enferme plus dans des fonds de tiroir. Paola Laskaris déclare [ qu'elle se montre à des balcons sans grille, comme une maja goyesque audacieuse qui sollicite avec insolence le regard de n'importe quel internaute ].
Il n'est pas possible de donner ici la parole à chacune de ses 26 voix alors que chacune pourtant le mérite. En voici cependant quelques-unes, choisies par les hasards de mon vagabondage et... les commodités de la traduction.

Hermana muerte
Estás en el rojo terciopelo de mi vientre, en los gritos secretos que anuncian mi temblor de nin͂a herida. Quiero mostrarme desnuda ante ti. Quiero que dispares el gatillo, que me ahorques, que me asfixies, que abras mis ojos hacia los horizontes marinos. Ponerme un abrigo de fuego, arder, en la miseria. De noche buscas a tus hijas iniciadas en el mal. No quiero que me salves. No le repitas. Las campanas tocan a muerto. Invítame a ser una ama de cría. Mis manos abiertas reclaman sangre. Mi útero estrecho busca un pájaro desplumado. Nuestros besos mueren, tu lengua, la de mi hermana, la tuya, la mía. Si me tiendo en la cama me pudriré. Baja conmigo las escaleras. Cuece un caldo espeso para el diablo. Brotan lágrimas de mis senos. La luna celosa, ocupa mis ojos.
Begon͂a Callejón
Sœur morte
Tu es dans le velours rouge de mon ventre, dans les cris secrets qui annoncent mes tremblements de fille blessée. Je veux me montrer nue devant toi. Je veux que tu appuies sur la détente, que tu me pendes, que tu m'asphyxies, que tu ouvres mes yeux vers les horizons marins. Me mettre un manteau de feu, brûler, dans la misère. La nuit tu cherches tes filles initiées au mal. Je ne veux pas que tu me sauves. Ne le répète pas. Les cloches sonnent le glas. Invite-moi à être une nourrice. Mes mains ouvertes réclament le sang. Mon utérus étroit cherche un oiseau déplumé. Nos baisers meurent, ta langue, celle de ma sœur, la tienne, la mienne. Si je m'allonge sur le lit je pourrirai. Descends l'escalier avec moi. Cuis un bouillon épais pour le diable. Des larmes jaillissent de mes seins.  La lune est jalouse dans mes yeux.

Ensayo sobre terrores
Hay terrores enormes
que pesan como hierro en las entran͂as :
las guerras nucleares, las iras del mercado,
siete mares temblando, el hombre que podría
con un simple chasquido borrar el universo,
la lírica homicida de ciertas religiones,
el cáncer invasivo, los leves dictadores,
los dictadores ciegos,
el bostezo de Dios sobre los bellos pueblos
tan pobres como cardos.
Y hay terrores pequen͂os
que pican como pulgas en el alma :
la lacra del insomnio, el gen de la locura,
los ganglios en el cuello de mi hija,
el silencio sin masa del otro ser que amamos,
los días laborables, los rituales vanos
o la ridiculez de nuestros ideales.
Hay terrores gigantes en problemas menudos.
Y terrores purísimos
como temer la nada.
Rocío Hernández Triano

Essai sur les terreurs
Il y a des terreurs énormes
qui pèsent comme du fer dans les entrailles :
les guerres nucléaires, les colères du marché,
sept mers prises de tremblements, l'homme qui pourrait
d'un simple claquement de doigts effacer l'univers,
le suicide lyrique de certaines religions,
le cancer invasif, les dictateurs légers,
les dictateurs aveugles,
le bâillement de Dieu sur les jolis villages
aussi pauvres que des chardons.
Et il y a de petites terreurs
qui piquent l'âme comme des puces :
la cicatrice des insomnies, le gène de la folie,
les ganglions dans le cou de ma fille,
le silence sans épaisseur de l'autre que nous aimons,
les jours ouvrables, les vains rituels
ou le ridicule de nos idéaux.
Il y a des terreurs gigantesques dans les petits problèmes.
Et des terreurs à l'état pur
comme la crainte du néant.

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Establecer la herida como término industrial
Del territorio íntimo en que habita
Mi alma, que los cipreses aniden en mis piernas
Y trasladen a éstas cierto verdor intacto,
Creciendo la hiedra a través de mí como el olvido.
Tan sólo dejarse ahora. Ascender
En pura rama, hojas de cuya soberbia
Nace la construcción del cielo.
Ana Vega
Etablir la blessure comme un terme industriel
Du territoire intime où habite
Mon âme, que les cyprès nichent dans mes jambes
Et transportent en elles quelque verdeur intacte,
Le lierre à travers moi poussant comme l'oubli.
Juste se laisser aller maintenant. Grandir
En une branche pure, feuilles dont la superbe
Accouche la construction  du ciel.

Caracol
Miro tu lentitud,
la traza de luz que abandonas a tu paso
como la savia derramada de los árboles.
Eres el pequen͂o dios de la sed
que atraviesa las hojas y la noche
en su infinito reposo.
Te observo sin heridas
y miro mis manos : sombras de nieve
que tocaron la muerte con tu mismo sigilo.
Marta López Vilar
Escargot
Je regarde ta lenteur,
le tracé de lumière abandonné à ton passage
comme la sève des arbres répandue.
Tu es le petit dieu de la soif
qui traverse les feuilles et la nuit
en son infini repos.
Je t'observe sans blessures
et je regarde mes mains : ombres de neige
qui ont marqué la mort de ton empreinte.

Primeros besos
La arena se filtra en los poros del tiempo.
Man᷈ana, ayer, nunca...
se encuentran en un tren que nunca vuelve,
                                               nunca pasa.
Los cuerpos se pierden en andenes circulares.
Recuerdo sus vías y sus piedras,
pero no sus caras,
no sus lágrimas ni su risa.
Dónde van los pasos que olvidamos.
Allí donde estén,
            guarda la vida sus primeros besos,
sus últimos labios.
Marta Gómez Garrido
Premiers baisers
Le sable se filtre dans les pores du temps.
Demain, hier, jamais...
se rencontrent dans un train qui jamais ne revient,
                                               jamais ne passe.
Les corps se perdent sur des quais circulaires.
Je me souviens de leurs voies et de leurs pierres,
mais pas de leurs visages,
pas de leurs larmes ni de leur rire.
Où s'en vont les pas que nous oublions ?
Là où qu'ils soient,
            la vie garde ses premiers baisers,
ses dernières lèvres.

 Ont également participé à cette anthologie dite de la Génération 2001 et dans l'ordre alphabétique :  Ariadna G. García, Yolanda Castan͂o, Carmen Garrido, Mertxe Manso, Vanessa Pérez-Sauquillo, Esther Gimenez, Erika Martínez, Alejandra Vanessa, Ángela Álvarez  Sáez, Ana Patricia Moya, Verónica Aranda, Sofía Castan͂ón, Siracusa Bravo Guerrero, Saray Pavón, Elena Medel, Virginia Cantó, Martha Asunción Alonso, Alba González, Berta García Faet et Luna Miguel.

La Manzana Poética, N° 37, Septembre 2014, 9 €.
www.lamanzanapoetica.info